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article publié le 8 Août 2008
Plasmor continue à innover. Le chantier nautique de Theix, près de Vannes, vient de mettre à l'eau le prototype d'un voilier de randonnée, le Triskell, un bateau conçu pour naviguer à l'abri.
Plasmor, ce n'est plus seulement les kayaks. L'entreprise fondée à Sérent (56) par Dominique Bourçois et qui est venue s'installer en 1992 sur la zone d'Atlantheix s'est lancée ces dernières années dans la fabrication de petits voiliers et canots à moteur, les skellig, avec trois modèles, dans l'esprit randonnée, transportables sur remorque et reprenant en version polyester l'aspect des bateaux d'autrefois. Le dernier-né de Plasmor reste sur cette lignée. Il a touché pour la première fois son élément, hier matin, à la Pointe des Emigrés, en rivière de Vannes. Son nom, le Triskell. C'est un double-quilles pour mieux échouer, de 7,85 m, gréé en ketch et muni de quatre voiles. Il fait deux tonnes. « C'est un bateau costaud, fait pour durer 30 à 40 ans. On a mis de la matière », dit Dominique Bourçois.
Il ne faudra pas s'attendre à surfer sur la vague à bord du Triskell. Le bateau plafonnera à 6,5 noeuds, vitesse limite pour cette carène ventrue. Car celui qui devient le navire amiral de chez Plasmor est avant tout conçu comme ses petits frères pour la promenade à fleur d'eau. Un moteur hors-bord de 25 CV placé dans un puits prend le relais des voiles. On pourra aussi y mettre une propulsion in-bord. « On revient actuellement au début des années 70 avec des bateaux moins typés sport mais plus typés agrément », dit Dominique Bourçois. Le Triskell est armé pour six personnes. La hauteur de la cabine permet de s'y tenir debout. Il y aura couchettes, coin cuisine, toilettes, douche. Le bateau a été dessiné par l'architecte Christophe Baley. L'innovation est d'avoir prolongé la cabine par une timonerie, d'où un petit aspect scandinave. « On peut ainsi le conduire en étant tout le temps à l'abri. » Intéressant par des étés pluvieux...
La fabrication démarrera en janvier-février. Le prix sera de 50.000 € avec moteur hors-bord. Le chantier a déjà des précommandes. L'objectif est d'en faire cinq à dix par an. « Nous avons fait 150.000 euros d'investissement », précise Dominique Bourçois. Trois emplois seront créés, ce qui portera l'effectif de Plasmor à trente salariés. L'entreprise fabrique 300 à 350 kayaks par an et 400 Skellig ont été vendus depuis leur lancement en 2002. Son principal site d'achats se trouve dans son chantier. Le fait qu'elle ait peu d'intermédiaires lui permet de résister dans un créneau du polyester où le prix des matériaux et celui de la main-d'oeuvre ont fortement progressé.

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