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article publié le 18 Septembre 2009

Transat6.50 (1re étape) Madère, ils arrivent déjà!

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Partis dimanche dernier de LaRochelle, les premiers sont déjà attendus aujourd'hui à Funchal (Madère), terme de la première étape. Hier, Francisco Lobato (Série) et HP Shipman (Protos) menaient la danse.

Quoi qu'il arrive aujourd'hui à Madère, on retiendra deux choses de cette première étape: le raté de la bouée de dégagement devant LaRochelle et l'incroyable descente de Mister Lobato. A seulement 24 ans, ce garçon talentueux, qui a débarqué dans la circuit mini en 2006, ne cesse de surprendre tout le monde. Double vainqueur de la course Les Sables - Les Açores en 2007 et en 2008, il était le grand favori de la Transat 2007. Hélas, à la barre de son Pogo 2, il avait terminé à une décevante 9e place au Brésil: «Je reviendrai», avait-il immédiatement lâché sur le ponton de Salvador de Bahia.

Plus de 10 noeuds de moyenne
Il a tenu parole et est revenu cette année. Même si le sponsor a changé, l'envie de vaincre, elle, est intacte. Oui, sur l'eau, le gentil Lobato est une vraie teigne, un battant qui ne lâche rien. Au portant, c'est un avion de chasse. Lors des dernières 24heures, il a avalé la bagatelle de 253,8 milles à 10,6 noeuds de moyenne. Soit 20 milles de moins que le plus rapide des protos, le plan Manuard de Bertrand Delesne. Lobato a donc (trop?) tiré sur son bateau comme jamais. À moins d'un scénario catastrophé, il devrait donc s'imposer en Série, à Funchal. En revanche, rien n'est joué chez les protos où Henri-Paul Shipman reste sous la menace constante de Bertrand Delesne et Thomas Ruyant. Même Stéphane Le Diraison, malgré ses 40 milles de retard, peut encore venir jouer les trouble-fête car l'arrivée sur Madère s'annonce très délicate à négocier avec un vent évanescent.

Des bobos à la pelle
En effet, le port de Funchal est situé sous le vent de l'île et il n'est pas rare que, la nuit, la brise s'évapore complètement en raison du relief de Madère, île volcanique. La nuit dernière s'annonçait longue et stressante. Derrière, la délivrance est encore loin pour plusieurs concurrents qui pansent les plaies occasionnées par le passage musclé du cap Finisterre. Voiles déchirées, pilotes capricieux, bout-dehors cassé ou abîmé, GPS qui perd le nord, bout ou drisse à repasser en tête de mât dans une mer formée, mal de mer, grosse fatigue, coup de blues... La mini quoi!
Philippe Elies (photo Philippe Elies)