Les arrivées s'enchaînent au Brésil. Hier soir à 19 heures, heure française, 50 Minis - 26 séries et 24 de protos - avaient déjà rejoint le ponton....Rires, larmes, étreintes, embrassades et gorges nouées... l'émotion prend sur les pontons de Bahia toutes les couleurs et toutes les intensités pour les marins solitaires depuis trois semaines et plus, et qui viennent d'accomplir ce geste rare en notre époque, qui consiste à mettre sa vie et ses convictions domestiques au placard le temps, ni plus ni moins, de traverser en course, l'immense Atlantique à bord d'un minuscule esquif. Le terme d'un périple dont la préparation aura mobilisé énergie, courage et ténacité chez toutes ces femmes et tous ces hommes pendant parfois plusieurs années trouvent naturellement une issue chargée en émotion pure, simple, originelle...
27 arrivées dans la journéeHier à 19 heures, ils étaient déjà 50 à avoir rejoint le ponton. De fait, ils se bousculent devant le petit bateau comité chargé de pointer les passages des concurrents à l'arrivée de la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Dans la journée, ce ne sont pas moins de 27 bateaux qui ont franchi la ligne. Parmi eux : le benjamin de la course, l'Espagnol Hugo Ramon, trop vite pénalisé par mille et une petites avaries qui lui ont petit à petit rogné son plaisir. Il a terminé sans eau, soulagé, heureux d'avoir rallié Bahia, à un classement certes peu en rapport avec ses initiales ambitions. Clap de fin également pour l'Italo-Allemande Daniela Klein, l'une des six femmes de la course, ou encore Simon Mac Goldrick, longtemps non localisé suite à une balise récalcitrante. L'Australien en a terminé à la mi-journée avec une transat vécue «en sous marin», étant dans la quasi impossibilité de percevoir les informations distillées via Monaco Radio, par la direction de course. A noter par ailleurs que des cinq « otages » pendant six jours du Pot au Noir, ils étaient encore quatre, hier soir, à naviguer dans l'hémisphère nord, Emmanuel Laurent (Domaine des Thômeaux), Fabrice Germond (Stratus), Caroline Vieille (Fondation Jérôme Lejeune) et Maxence Desfeux (Matmut).