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article publié le 20 Juillet 2009

Queen Mary 2. Escale brestoise pour le cinq étoiles des mers

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Il faisait encore nuit, hier, lorsque le Queen Mary 2 a accosté quai des conteneurs, à Brest. Et malgré l'heure matinale, 5h30, de nombreux flashes crépitaient au-delà des clôtures du port afin de capter une image du géant. Un engouement qui n'a fait que croître tout au long de la journée, créant même des embouteillages.

On a pris l'habitude de voir de plus en plus de paquebots fréquenter le port de Brest, et même parmi les plus gros. Pourtant, voir l'impressionnante silhouette illuminée du Queen Mary 2 se détacher sur l'horizon et mettre le cap sur le goulet ne manque pas d'impressionner.

Un bateau hors normes
Ici, tout est hors normes. Les 345mètres de long, bien sûr, 25mètres de plus que la tour Eiffel, qui en ont fait, lors de son lancement, le plus grand paquebot du monde, mais peut-être plus encore sa hauteur, avec un mât qui culmine à 62m de haut. C'est une conséquence des principes qui ont présidé à sa conception, à la fois transatlantique et navire de croisière, d'où aussi, cette silhouette particulière, rappelant à la fois le Normandie et le Queen Mary 1, proue effilée, arrière arrondi. Ce fut une prouesse aussi pour les chantiers nazairiens qui achevèrent en trois ans sa réalisation, deux fois plus vite que pour le Queen Mary 1 ou le France. Avec, à la clé, une facture, en 2005, de près de 620millions d'euros. Ce qui frappe également, c'est le silence qui règne lorsque l'on monte à bord: pas un bruit, à peine une légère vibration lors des manoeuvres.

Ville flottante
Bien entendu, avec de telles dimensions - le Queen Mary 2 affiche également 10m de large de plus qu'un paquebot classique-, les équipements mis à la disposition des 2.600 passagers (3.090 au maximum) sont à la mesure du géant. Il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Une aire de jeux pour enfants, une discothèque de 244 places, mais aussi un jardin d'hiver pour des concerts de musique classique ou un salon pour des concerts de jazz. On ne compte plus les bars et restaurants - 17.000 repas servis journellement -, mais aussi un théâtre, un centre d'affaires, des piscines dont une couverte à toit coulissant ou un centre de thalassothérapie. Plus original, le simulateur de golf, le chenil avec une aire d'exercice pour les animaux et un planétarium qui se transforme en cinéma. Côté hébergement, on n'est pas en reste, avec des suites royales avec un accès par ascenseur privé, des appartements et suites, 1.310 cabines dont 955 avec balcon. Parti de Cherbourg, le QM2 effectue actuellement un périple de dix jours qui a conduit les croisiéristes, dont 170 Français, en Espagne et au Portugal. L'accueil d'un navire aussi prestigieux est une belle satisfaction pour les services du tourisme de la CCI et de la ville de Brest, et ses agents, les courtiers maritimes.

Fan du Queen Mary
Parmi les 170 Français à bord, Luc Watin Augouard, chirurgien à Paris, et son épouse. Il est intarissable sur le sujet. «Les paquebots sont les cathédrales du XXIesiècle. Des objets industriels et artistiques». Il a effectué à bord la traversée inaugurale, bien sûr, mais aussi les voyages les plus marquants du géant. Et à l'horizon, un projet qui se concrétise, un livre intitulé «Les reines de l'Atlantique», en collaboration avec Daniel Hillion et Gilles Barnichon.
Le Télégramme (Photo Eugène Le Droff)