Mag nautic, annonces bateaux

annonces bateaux sur magnautic.com

Accueil / Magazine / Actualités / 2 Juillet 2009 /

article publié le 2 Juillet 2009

Queen Mary 2. Décision de la cour d'appel aujourd'hui

La cour d'appel de Rennes rendra, aujourd'hui, sa décision dans l'affaire de l'effondrement de la passerelle du Queen Mary 2, qui avait fait seize morts, en novembre2003.

Les parties civiles misent notamment sur un arrêt confirmant les condamnations des deux sociétés en cause. «Nous attendons une confirmation des condamnations des deux sociétés. En outre, on ne serait pas choqué de quelques condamnations de personnes physiques», a indiqué, hier, YvesViolette, président de l'association des victimes. En première instance, en octobre2007, les huit salariés poursuivis avaient bénéficié d'une relaxe. Le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire avait condamné les Chantiers de l'Atlantique et Endel (filiale de Suez), constructeur de la passerelle, à une amende de 177.500€ chacun, et à verser 9,5M€ de dommages et intérêts à plus de 100 parties civiles. Le procès en appel, débuté le 23mars 2009, a duré deux semaines, et a donné «plus de moyens pour juger au plus près de la vérité que cela n'avait été le cas» en correctionnelle, avait alors estimé M.Violette.

«Manque de responsabilité»
L'avocat général a requis contre sept des huit salariés des Chantiers et d'Endel, des peines allant de 12à30 mois de prison avec sursis, estimant qu'ils avaient «gravement failli à leurs responsabilités». Il a également réclamé contre les Chantiers et Endel le maximum de l'amende prévue par la loi, augmentée d'une contravention multipliée par le nombre d'infractions relevées (soit 307.500€) pour «blessures et homicides involontaires». Les experts judiciaires ont à nouveau démontré devant la cour d'appel que la passerelle n'avait pas été «conçue selon les règles de l'art». Le P-DG des Chantiers au moment de l'accident, PatrickBoissier, avait justifié l'absence de contrôle de la passerelle fournie par Endel par la confiance en ses sous-traitants.

Passerelle «en surcharge»
Le constructeur de la passerelle s'était arc-bouté, quant à lui, sur sa ligne de défense de toujours: l'ouvrage s'est effondré parce qu'il était utilisé «en surcharge» par les Chantiers. L'effondrement de la passerelle, qui reliait le paquebot géant, en cale sèche aux Chantiers au quai, avait entraîné la chute de 45 personnes (visiteurs et personnels) d'une hauteur de 18m. Seize personnes avaient perdu la vie, 29 avaient été blessées.
Le Télégramme