Après plus de dix années de Laser, le Brestois Thomas LeBreton (27 ans) a changé de support il y a un an. Sur son Finn, le membre de l'équipe de France militaire vise les JO2012.Combien d'année de Laser avez-vous dans votre sillage?«J'ai fait deux préparations olympiques à fond, donc deux fois quatre ans. Mais au total, cela doit faire 13 ans de Laser, dont huit ans pour préparer les Jeux.»
Pour quelles raisons avez-vous choisi de passer en Finn?«Il y avait sans doute un peu de lassitude en Laser, j'avais envie de voir autre chose, notamment le développement matériel qui existe en Finn. Il y avait aussi ce problème de gabarit. Disons que j'étais entre les deux, c'est-à-dire trop lourd pour le Laser et encore trop léger pour le Finn. Pour moi, c'était un nouveau challenge de se mettre à niveau techniquement et physiquement pour le Finn. Il a donc fallu non pas que je grossisse mais que je gagne du poids (rires).»
Cela fait un an que vous naviguez en Finn. Comment s'est déroulée cette première année?«Ça a été difficile au début car j'avais tout de même une bonne dizaine de kilos à prendre pour être au poids idéal. Comme mon corps n'était pas habitué à ce poids-là, je suis tombé malade et j'ai été blessé. Cela a été un peu laborieux donc j'ai pris du retard en début de saison sur le développement du matériel. Mais heureusement, la fin de saison s'est bien passée. J'ai progressé dans tous les domaines, dans la technique et dans le physique, alors que je ne me suis pas beaucoup entraîné à cause de mes blessures. Finalement, j'ai peu navigué. Du coup, cela me laisse une grande marge de progression. A Weymouth, sur le plan d'eau des JO2012, je termine huitième au final alors que j'étais sur le podium toute la semaine. Ça, c'est très positif.»
En France, combien de Finnistes préparent les prochains JO?«Je n'ai pas de contact direct avec Guillaume Florent (médaillé de bronze à Pékin) mais les dernières infos font état de son retour à l'automne prochain. Sinon, nous sommes deux, Jonathan Lobert et moi-même. Sous la houlette de François Le Castrec, on travaille ensemble entre LaRochelle et Brest.»
Votre objectif, c'est d'être le représentant français à Londres en 2012?«C'est déjà d'essayer de faire mieux qu'en Laser car je n'ai pas réussi à aller aux JO sur ce support-là. Mais un titre de champion du monde de Finn, ça me fait aussi rêver. En 2006, j'ai terminé deuxième d'un Mondial Laser. J'ai envie de refaire au moins aussi bien, voire mieux en Finn. Les Mondiaux de Finn auront lieu en août2010 à SanFrancisco, donc il faut encore travailler».