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article publié le 26 Novembre 2009

Assises. Le CNPM veut le maintien des quotas par Etat

Les groupes de travail qui planchent sur les Assises de la pêche vont mettre, après deux mois de labeur, le point final à leur copie aujourd'hui à Paris.

Mardi prochain à Brest, lors des Assises de l'Economie maritime, le ministre de la Pêche Bruno Le Maire fera une synthèse des Assises de la Pêche et dévoilera le cap choisi par le gouvernement. En attendant, pour le Comité national des pêches (CNPM), deux points clefs se détachent des propositions faites par les pêcheurs français. Ils se sont ainsi prononcés unanimement en faveur du maintien de la stabilité relative. Le système préconisé par la Commission: des quotas individuels transférables à l'échelle européenne; après répartition initiale des quotas, chaque pêcheur serait libre d'échanger ou de racheter à n'importe quel autre pêcheur européen tout ou partie de ses quotas. Ce système, le CNPM n'en veut pas car «il conduirait inévitablement à une concentration des quotas au détriment des entreprises les plus fragiles». Le CNPM estime que la répartition des quotas doit continuer à se faire au niveau des Etats, sur la base des antériorités historiques. Charge ensuite aux organisations de producteurs de les répartir entre leurs adhérents.

Approche par pêcherie
La gouvernance est aussi à l'ordre du jour. Les professionnels plaident pour une approche par pêcherie. «Si la pêche a certes un impact sur les écosystèmes marins, d'autres facteurs, naturels et humains, ont également un impact sur l'état de santé des écosystèmes et donc sur les stocks halieutiques.» Selon lui, «l'approche par pêcherie répond à cette préoccupation». Il s'agit «d'élaborer, à partir des propositions des acteurs de terrain, scientifiques, professionnels, organisations de défense, de l'environnement, une réglementation propre à chaque pêcherie plutôt qu'une réglementation centralisée souvent inadaptée aux conditions du terrain.» Le CNPM souligne que cette approche par pêcherie est une organisation qui ne crée pas d'échelon de prise de décision supplémentaire.
Catherine Mageur