
Nouveau coup d'arrêt pour le plan de redressement de la compagnie de ferries SeaFrance. La CFDT, syndicat majoritaire de cette filiale maritime de la SNCF, a refusé de signer un accord sur ce plan, malgré un ultimatum lancé par cette dernière qui expirait hier, à minuit. Les divergences sur ce projet, qui prévoit la suppression de 543 postes sur 650 et le reclassement de 413 salariés au sein de la SNCF, ont eu lieu au sujet de la réévaluation des effectifs en hôtellerie sur l'un des navires, le Nord/Pas-de-Calais. «Au service hôtellerie, ils sont à quatorze pour cinq voyages. Pour trois voyages, ils veulent les mettre à huit. Ils enlèvent presque la moitié de l'effectif. C'est insupportable, c'est inacceptable», a déclaré Éric Verckourtre, délégué CFDT. Si l'accord n'était pas signé par la CFDT, le processus «que doit lancer la SNCF pour recapitaliser SeaFrance ne sera pas amorcé comme espéré, dans le courant de la semaine», a mis en garde Vincent Launay, directeur général adjoint de SeaFrance. Un revirement qui pourrait condamner définitivement la compagnie.