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article publié le 27 Juin 2009

Défense. DCNS et Veolia s'associent dans la maintenance

Défense. DCNS et Veolia s'associent dans la maintenance

Veolia Environnement et DCNS ont annoncé hier la création d'une société commune, Défense Environnement Services. Sa vocation: assurer la maintenance des bases militaires et pourquoi pas, des ports civils.

Le ministère de la Défense a annoncé la couleur : ses troupes doivent se concentrer sur tout ce qui est purement militaire. Il lui faut donc externaliser tout ce qui n'est pas, comme la maintenance des bases militaires, l'exploitation des infrastructures. Pourquoi les militaires se chargeraient-ils du traitement des déchets ou du fonctionnement des ascenseurs?

Savoir-faire


La Défense exprime de nouveaux besoins. Veolia et DCNS veulent y répondre car ce sont des possibilités de nouveaux marchés et de diversification pour les deux entreprises. D'où l'idée de créer ce nouvel outil, Défense Environnement Services (DES), société commune détenue à 51% par Veolia et 49% par DCNS. DES va s'appuyer sur le savoir-faire des maisons-mères. DCNS construit des bateaux mais assure leur maintenance, tout comme celle d'installations industrielles complexes. Cette compétence s'exprime notamment dans la réalisation de prestations au profit des bases navales de Brest et Toulon. Veolia, de son côté, a montré son savoir-faire dans la maintenance industrielle, les réseaux de distribution d'énergie, le nettoyage, le transport, la gestion des déchets...

Des ports civils ?


DES va ainsi proposer des prestations globales. Le marché visé: les bases de défense, les bases navales, certes, mais aussi de l'Armée de Terre ou de l'Armée de l'Air. DES espère aussi aller au-delà en proposant ses services aux ports civils, «qui sont assez proches des bases navales», souligne Bernard Planchais, numéro deux de DCNS. Ces nouveaux marchés peuvent être porteurs. L'objectif à terme: un chiffre d'affaires de 500 à 600 millions d'euros, sur cinq à dix ans. Si les objectifs sont atteints, ce sont 1.000 emplois qui seraient ainsi créés. Pour l'heure, DES a répondu à plusieurs appels d'offres et a déjà décroché deux marchés sur les sites de Lorient et Indret. Du concret : à Lorient, ce sont près de 30 salariés, électrotechniciens, mécaniciens, recrutés localement qui prennent en charge la maintenance du site.
 
 
Catherine Magueur - Le Télégramme