Avec ses yachts et ses semi-rigides, Kelt semble surfer sur la bonne vague.
Sur le stand Kelt, c'est l'effervescence : près des yachts rutilants, les portes battent, le taux d'occupation des boxes par les commerciaux semble optimum. « Nous réalisons au moins 50 % de nos ventes France au salon nautique, signale Samuel Dubois directeur commercial du chantier. Cette année, la fréquentation est un peu en baisse mais la clientèle est plus ciblée. » La langue anglaise est pourtant très présente sur le stand. Derrière l'Italie et la Norvège, la Grande-Bretagne n'arrive pourtant qu'en 3 e position des clients internationaux de Kelt et de son réseau de 45 concessionnaires et de 110 distributeurs dans le monde. L'export représente en tout cas 45 % du chiffre d'affaires global de Kelt, qui vise les 60 %. « Ce matin, signale Samuel Dubois, j'ai vendu un White Shark 285, à 150.000 €, de deux fois 300 chevaux à un distributeur à Dubaï. » Les nouveaux White Shark ne manquent pas de mordant : le WS 228 mesure 7 mètres, est doté d'une petite cabine et d'une mini-piscine. Quant à la gamme de semi-rigides, les Sea Hawks lancés l'an dernier, ils rencontrent l'adhésion : plus de 25 commandes ont été passées, du bassin d'Arcachon à l'Italie en passant par la Corse. Kelt - 9,7 M€ de chiffre d'affaires en 2007, en progression de 26 % - réfléchit d'ailleurs à intégrer la fabrication des flotteurs de ses semi-rigides par collage à Vannes, où les chantiers sont implantés depuis 1973 et emploient une centaine de personnes. « La technique du collage vieillit mieux que le thermosoudage de Zodiac, par exemple, plaide Samuel Dubois. Les Italiens le font très bien. Il nous faudra un ou deux ans, le temps de former des collaborateurs, ce qui est long : ce métier ne s'apprend pas dans les livres. »
Photo : Samuel Dubois, directeur commercial du chantier Kelt, devant un White Shark 228 (7 m, petite cabine, sundeck), l'une des nouveautés du salon.